Le stress 1/ Cet ami qui nous veut du bien

“J’avais la boule au ventre, rien que de penser à l’entretien d’embauche!”

“L’oral du bac, quel stress!”

“J’ai eu si peur en entendant ces cris ; je me suis mis à courir comme si ma vie en dépendait”.

“ Je me sens stressé dès que j’ouvre les yeux le matin”

“Je n’en peux plus du confinement; je vais craquer!”



 

On connaît tous ce genre de phrases, pour les avoir entendues ou prononcées; on connaît tous ces états. Et à l’heure où j’écris, le contexte sanitaire, social, économique, la violence sous toutes ses formes sont autant d’éléments “stresseurs” qui génèrent peur, panique, désarroi, déprime, dépression , burn out et des maux physiques allant du simple mal de ventre à l’effondrement de notre système immunitaire…

 

Mais qu’y a t il de commun entre ces différentes expressions, cris du cœur? Qu’ y a t-il de commun entre le fait de fuir face à un danger même potentiel et la boule au ventre causée par un examen? LE STRESS? Pas tout à fait! Le danger ou l’examen ne sont pas le stress mais les causes du stress; le stress étant la réponse à cette cause.

 

Le terme stress est dans le langage courant un mot valise teinté de négatif désignant l’évènement stressant, ses conséquences physiques et psychologiques, se confondant avec des états d’anxiété ou d’angoisse…



 

Mais qu’est-il au juste?

 

Le Larousse le définit comme “un état réactionnel de l’organisme soumis à une agression brusque”

 

Pour être plus précis, c’est une réaction réflexe NORMALE, physiologique et psychologique de notre organisme face à une situation demandant une adaptation.

 

Le stress n’est donc pas l’événement qui lui, est l’agent stressant; le stress est la réaction à cet événement, la réponse de notre corps à la situation demandant de s’adapter!

 

Et, par de la même cette définition, on comprend que le stress n’est pas une mauvaise chose!

 

Le stress est même vital! Si si! C’est grâce à lui que face à un danger, nous allons pouvoir fuir ou attaquer; en tout cas, que nous allons normalement avoir une réaction. Et le stress colore nos vies; sans lui, que de monotonie! C’est encore lui qui nous pousse à nous dépasser lors d’un challenge (examen scolaire, entretien d’embauche, épreuve sportive…)

 

Le stress n’est donc pas le mal du siècle; il est vieux comme le monde! Il nous a permis de chasser des animaux gigantesques pour nous nourrir, de fuir contre le tigre à dents de sabre pour ne pas être mangés! Le stress est le sauveur de notre espèce!

 

Une future naissance, un mariage, un déménagement, le froid, la canicule, le chômage, la maladie… sont autant d’éléments “agressifs” divers et variés engendrant normalement une adaptation!

 

Ce qui est plus le mal du siècle est la multiplication des agents “stresseurs” négatifs et leur violence, leur répétition, la chronicité du stress, le mauvais stress qui nous pollue et nous dévore! Des agents “stresseurs” dont nous n’avons parfois pas conscience: des pollutions sonores, visuelles, énergétiques…; nous sommes immergés dans des bruits incessants (machines en tout genre -voitures, ordinateurs, jeux vidéo, téléviseurs…), des lumières artificielles parfois agressives, des odeurs polluantes… Notre société de surconsommation (profit, faux besoins), l’industrialisation génèrent ces pollutions agressives nous coupant par la même du contact avec la nature qui nous ressource, nous revitalise, qui nous coupent de toutes ces énergies immatérielles promptes à nourrir notre force vitale.



 

Les mécanismes du stress: face à une situation demandant une adaptation, l’organisme se mobilise pour faire face. Une fois l’information stressante survenue au cerveau, ce dernier va mobiliser toute notre énergie en vue de s’adapter.

 

Voilà en résumé ce qui se passe lors d’un stress aigu, normal. L’évènement disparu, notre organisme qui tend continuellement à retrouver et à maintenir son équilibre(l’homéostasie) enclenche les réactions de retour au “calme”.

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